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Accueil > DC2 2007- Expertise sociale- IRTS > informations des terrains de stage > Retours de terrains suite à l’atelier 3 > retour questionnaire, Sarah ATTIA, ASE

retour questionnaire, Sarah ATTIA, ASE

1 : le travail collectif et/ou collaboratif

Le travail en équipe se situe à l’intérieur de l’institution. C’est une complémentarité au sein de l’équipe interne réduite.
Sur mon lieu de stage, il s’agira de l’inspecteur ASE, de l’assistante sociale ASE et de la stagiaire.

Le travail en partenariat, c’est le travail que l’on effectue avec les différentes institutions. A savoir, l’Association Jeunes Errants, l’école d’application de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse), les Mecs (Maisons d’Enfants à Caractère Social) et la DMEF (Direction des Maisons de l’Enfance et de la Famille).
Le travail en partenariat est « imposé » par l’institution au regard des différentes missions qui nous seront données. A la différence du travail en réseau qui est « construit » par le travailleur social lui-même, au fil de son expérience personnelle et professionnelle.

Une équipe pluridisciplinaire, c’est l’équipe interne à la structure, mais de façon plus élargie. Ce sont tous les professionnels avec lesquels on travaille, mais qui ont des fonctions différentes au sein de l’établissement : les éducateurs spécialisés, les psychologues, les RTE (Responsable Technique Enfance).

Tous ces termes ont un sens différent, mais il faut les associer. En tant que travailleur social, on ne peut travailler seul. On doit être en capacité de se servir de toutes les ressources que chacun peut nous apporter, qui permet d’analyser une situation de manière globale.

2 : Définition lien familial / lien social

Les liens familiaux peuvent se définir comme étant les différents types de relations qu’il peut y avoir au sein d’une famille, qu’elles soient bénéfiques ou néfastes pour les personnes.

Les liens sociaux concernent plutôt les liens qui se créent hors du cadre familial (les relations amicales, les relations professionnelles...).

Ces deux notions sont à séparer par rapport aux types de relations existantes. Les liens sont différents. Ils ne seront pas les mêmes selon les lieux (au travail, chez soi), selon les personnes (identité personnelle de la personne), selon les liens de parenté.
Mais bien que différentes, ces notions restent complémentaires ou du moins, l’une à des conséquences sur l’autre. Les liens familiaux ont une influence sur les liens sociaux et vice versa.

Par exemple, la manière dont un enfant a été éduqué, les valeurs apprises, tout ce qui compose son enfance aura des conséquences sur la nature des liens qu’il entretiendra à l’extérieur.

Dans quel cas le lien social va être primordial au lien familial ?

Prenons l’exemple de l’adolescent en pleine quête identitaire. Il se cherche pour se construire en tant qu’adulte.
Un enfant grandit au sein d’une famille avec laquelle ils tissent des liens qui auront des effets sur son développement. En grandissant, on se « détache » des liens familiaux, à la recherche d’autres types de relations qui contribuent à un épanouissement différent de la personne.

Dans quel cas ne peut-on pas croiser les deux ?

Dans les situations de maltraitance, il peut être très difficile de maintenir les deux en fonction de la gravité de la situation.
De même qu’en l’absence de liens familiaux de manière générale, pour les mineurs isolés étrangers (MIE), en l’absence ou en cas de décès des parents.

Comment gérer les interactions des liens familiaux et des liens sociaux ?
Dans le cadre du placement d’un enfant, il faut trouver un équilibre avec les liens familiaux pour permettre l’émergence des liens sociaux. Sans quoi, l’enfant aura du mal à se construire en tant que personne, hors du cadre protecteur qu’est une famille.

J’ai l’exemple d’une adolescente de 15 ans qui est placée en foyer et pour qui, les liens familiaux sont encore trop présents (ou envahissants) pour qu’elle puisse se trouver.

Avec les MIE, les liens familiaux sont soumis à rude épreuve. Les enfants n’ont plus de contact physique avec leurs familles. Il leur appartient de gérer ces relations, et pourtant certains sont encore très jeunes. Nous pouvons seulement les encourager à maintenir ces liens, les seuls repères qu’ils ont à ce jour.

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