

Georges DEVEREUX (professeur honoraire à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales) - Éditions Gallimard, 1977
Georges Devereux est psychanalyste, ethnologue, préoccupé d’épistémologie, nourri d’histoire et de mythologie grecque. Ce livre, bilan ethnopsychiatrique de son oeuvre abondante, aborde les thèmes les plus variés, depuis la délinquance des jeunes filles dans un société puritaine jusqu’aux rêves pathogènes dans les sociétés non occidentales.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Bin KIMURA, Docteur en Psychiatrie, a travaillé sur la dépersonalisation, la pathologie de la subjectivité et la schizophrénie. Ayant repensé les concepts de "koto" (fait évènement) et "aida" (entre), Kimura s’est ensuite interrogé sur le concepts de shizen (ce qui se fait de soi-même). Professeur émérite de l’université de Kyoto et directeur de recherche de l’Institut Kawäï pour la culture et l’éducation. titre original : Aida - Éditions Jérôme Millon, 2000
Inspiré par Weiszäcker parlant de subjectivité pour l’individu qui affronte sans cesse le monde par rapport au "fond de la vie", Bin Kimura fait l’hypothèse d’une métanoèse, d’un archi-aida, d’un "entre originaire" (dont l’idée est proche de celle continue dans shizen), pour mettre en relief le trouble profond du rapport à ce fond dans les pathologies shizophréniques. Pathologie d’aida, la schizophrénie est aussi une pathologie du "fond de la vie". Cet ouvrage est le fruit de la longue élaboration théorique de Kimura : par des exemples concrets, tel celui de la musique, le lecteur saisira l’importance de la noèse et le noème et ce qui les fonde, à savoir la vie dans son principe agissant. À ce niveau là, aida est intra-subjectif, et c’est par lui que l’aida intersubjectif peut se constituer, permettant au sujet d’être en relation avec le monde. Ces deux niveaux sont en fait indissociables, ils émergent du même principe métanoétique.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Jean François BAYART (directeur de recherche au CNRS et directeur du Centre d’études et de recherche internationale de la Fondation nationale des sciences politiques) - Éditions Fayard 1996
L’Occident impose-t-il au reste du monde sa propre définition des droits de l’homme et de la démocratie ? La globalisation menace-t-elle l’identité française ? Le confuciansime est-il vraiment le moteur de la réussite économique en Asie ? Autant d’incertitudes, ou plutôt de trop grandes certitudes sur lesquelles nous butons constamment et qui tiennent pour acquise la permanence des cultures. Les conflits qui font l’actualité tirent leur force meurtière de la supposition qu’à une prétendue "identité culturelle" correspond une "identité politique". Dans les faits, chacune de ces identités est une construction souvent récente. Il n’y a que des stratégies identitaires, rationnellement conduites par des acteurs identifiables.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Sous la direction de Michel WIEVIORKA - Éditions La découverte & Syros, Paris 1996, 1997
Les auteurs de ce livre, Tous les membres du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques - le CADIS - ont mobilisé des connaissances qui portent sur l’expérience concrète de la différence culturelle que sur les débats qu’elle suscite, en France et à l’étranger. Depuis des années ils étudient les mouvements sociaux, l’islam, le genre, l’ethnicité, le racisme, la dérive des quartiers en difficulté, la violence, et s’interrogent sur la modernité et la démocratie. Ils livrent ici le meilleur de leur reflexion en réponse à la question essentielle : comment vivre ensemble avec nos différences ?
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Bruno ETIENNE - Éditions de l’aube, 1999
Bruno Etienne, membre de l’Institut Universitaire de France, confie ici un essai d’anthropologie complémentariste, sorte de "vie mode d’emploi" qui si elle est Perec-ement jubilatoire, constitue par ailleurs un formidable travail d’anamnèse : celui qui nous fait parcourir le trajet d’un enfant provençal devenu professeur de science politique, spécialiste de l’Algérie et de l’Islam, mais aussi professionnel de karaté, et maître de l’appétit de vivre
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Yves WINKIN (professeur à l’École normale supérieure Lettres et Sciences Humaines (Lyon)) - Éditions de Bœck & Larcier S.A. / Éditions du Seuil, 2001
Nombreux sont ceux qui font des gammes sur la communication : sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle n’est pas, etc. Mais beaucoup plus rares sont ceux qui, une fois la construction théorique mise au point, descendent sur le terrain de la vie en société et observent la communication à l’oeuvre, en acte, in situ. Le pari de ce livre est précisément celui-là : apprendre à voir la communication dans les paroles, les gestes, les regards de la vie quotidienne.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Qui sommes nous ? Identité nationale et choc des cultures
Samuel P. HUNTINGTON (professeur à l’université de Harvard) - Éditions Odile Jacob, 2004
Dans son oeuvre fondatrice, « Le choc des civilisations », Samuel P. Huntington soutenait qu’avec la fin de la guerre froide, les civilisations allaient remplacer les idéologies comme facteur de conflits. Voici qu’il fait porter son ananlyse sur l’impact que les autres civilisations ont sur les valeurs américaines et occidentales. Le 11 septembre a ravivé un certain patriotisme. Mais autour de quelle identité ?
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
René GIRARD (anthropologue, ancien enseignant à Stanford) - Éditions Desclée de Brouwer, 2004
Cette autobiographie intellectuelle apporte un éclairage singulier sur l’une des pensées les plus stimulantes de notre époque. Avec deux hypothèse, l’une sur le désir mimétique, l’autre sur les victimes fondatrices, René Giraar a boulversé le champ des sciences humaines. Sa théorie, qui a replacé le christinanisme au coeur de l’anthropologie, est aussi l’une des rares depuis Durkheim, à tenter d’expliquer les phénomènes culturels et sociaux en remontant à leur origine.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Jacques DEMORGON (philosophe et sociologue) - Éditions Economica/Anthropos, 2005
L’interculturel volontaire prolifère comme une gentille étiquette : artistique, scientifique, éthique, médiatique. En même temps, les sociétés sont soumises au défi de l’économie informationelle mondiale. C’est là un tout autre interculturel qui n’est pas nommé comme tel. Pourtant, il s’est manifesté tout au long de l’histoire : entre arrangements et violences extrêmes. Comment va s’opérer, aujourd’hui, le devenir informationnel mondial des sociétés, à travers la dynamique conflictuelle de l’économique, du politique et du religieux ?
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Jacques Moeschler (docteur en linguistique, maître d’enseignement et de recherches en sémantique et en pragmatique à l’Université de Genève) et Anne Reboul (docteur en linguistique à l’EHESS, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg, rattachée au laboratoire d’informatique CRIN-INRIA-Lorraine à Nancy)- Eidtions du seuil, 1994.
Pour la premiere fois, un ouvrage de reference, clair, precis, complet, fait le point sur les resultats de la recherche dans cette discipline neuve qu’est la pragmatique. Il presente a la fois ses multiples interets et les theories parfois opposees qui existent aujourd’hui pour resoudre les questions de l’usage du langage. Qu’est-ce que la pragmatique ? D’une maniere tres succincte, on dira qu’un probleme est pragmatique s’il ne concerne pas, a strictement parler, la structure du langage (celle-ci interesse la linguistique), mais l’emploi qui en est fait. La linguistique a certes influence la pragmatique et cette derniere a d’importantes repercussions en linguistique. Mais la pragmatique a aussi des applications et des implications dans les sciences cognitives, en informatique, en psychologie, en philosophie. C’est que son domaine de recherche est extrement vaste, depuis les actes de langage jusqu’aux problemes de la pertinence, de l’inference, de l’argumentation, de la verite des enonces, de l’usage approximatif des termes, de la comprehension en contexte, des lois du discours, de la metaphore et de la fiction. Ce dictionnaire encyclopedique comprend 18 chapitres autonomes, traitant de facon systematique et dans uneprogression coherente les concepts methodologiques et le contenu de la pragmatique. Un glossaire, un index, un systeme de renvois entre chapitres, de nombreux exemples permettent de retrouver et de comprendre aisement les definitions et un langage assez technique. Une lecture continue ou une recherche alphabetique de themes et de notions sont donc egalement possibles et font de ce dictionnaire un outil de travail commode pour entrer dans une science encore peu connue.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Directeur de recherches émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine. La Méthode (six volumes au total), son œuvre majeure, affronte la difficulté de penser la complexité du réel - Éditions Bayard, 2005
« Tout au long de mes travaux, j’ai essayé de montrer que les idées d’Homo sapiens, d’Homo faber et d’Homo economicus étaient insuffisantes : l’Homo sapiens peut en même temps être Homo demens. » Structuré en trois « moments » (« Barbarie humaine et barbarie européenne », « Les “antidotes” culturels européens », « Penser la barbarie du xxe siècle » - totalitarisme soviétique, nazisme, fascisme), cet essai d’Edgar Morin propose, après une rapide fresque historique, une réflexion sur la coexistence de culture et barbarie, les ambivalences des idées et leurs conséquences (la « nation », l’humanisme à double visage, la colonisation et l’émancipation…) et rend évident que l’Europe ne pourra se construire que dans et par la reconnaissance de toutes les barbaries - et non par les repentances - car « penser la barbarie, c’est déjà commencer à résister ».
« L’Europe a été le foyer d’une domination barbare sur le monde durant cinq siècles. Elle a été en même temps le foyer des idées émancipatrices qui ont sapé cette domination. Il faut comprendre la relation complexe, antagoniste et complémentaire, entre culture et barbarie, pour savoir mieux résister à la barbarie.
Les tragiques expériences du XXe siècle doivent aboutir à une nouvelle conscience humaniste. Ce qui est important, ce n’est pas la repentance, c’est la reconnaissance. Cette reconnaissance doit concerner toutes les victimes : Juifs, Noirs, Tziganes, homosexuels, Arméniens, colonisés d’Algérie ou de Madagascar. Elle est nécessaire si l’on veut surmonter la barbarie européenne.
Il faut être capable de penser la barbarie européenne pour la dépasser, car le pire est toujours possible. Au milieu du désert menaçant de la barbarie, nous sommes pour le moment sous la protection relative d’une oasis. Mais nous savons aussi que nous sommes dans des conditions historico-politico-sociales qui rendent le pire envisageable, particulièrement lors des périodes paroxystiques.
La barbarie nous menace, y compris derrière les stratégies qui sont censées s’y opposer. »
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
By Watsuji Tetsuro. Translated by Yamamoto Seisaku and Robert E. Carter. With an Introduction and Interpretive Essay by Robert E. Carter. Tetsuro Watsuji (Watsuji Tetsur¨) (March 1, 1889, December 26, 1960) was a Japanese moral philosopher, cultural historian, and intellectual historian. Robert Carter is Professor of Philosophy at Trent University. Yamamoto Seisaku teaches at the Kansai University of Foreign Studies, Osaka, Japan. - State University of New York Press, 1996
Watsuji Tetsuro’s Rinrigaku (literally, the principles that allow us to live in friendly community) has been regarded as the definitive study of Japanese ethics for half a century. In Japan, ethics is the study of human being or ningen. As an ethical being, one negates individuality by abandoning one’s independence from others. This selflessness is the true meaning of goodness.
« Here we have a major treatise by a sophisticated thinker who self-consciously wished to provide a distinctly ’Asian’ alternative to Western ethical systems—systems he and others saw as conceptually flawed and culturally ethnocentric. Long-suppressed questions about the assumed universalizability of some of the West’s most privileged moral modes are posed in and through this work. The study both of comparative ethics and of comparative societies will necessarily be much enriched and enlivened by it. » From the Foreword by William R. LaFleur
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )
Ouvrage collectif, préface de Pierre Vidal Nacquet.
À l’initiative du projet :
PRIME (Peace Research Institute in the Middle East) est une ONG fondée par des professeurs/chercheurs israéliens et palestiniens avec l’aide de l’Institut de recherche sur la paix de Francfort. PRIME œuvre pour une reconnaissance mutuelle et pour la construction de la paix grâce à des activités et des travaux de recherche faits en commun.
Comment ont-ils travaillé ?
L’équipe chargée du projet est composée de six professeurs d’histoire palestiniens et six professeurs d’histoire israéliens, six délégués internationaux et un observateur israélien. La rédaction des textes a été faite en quatre séances de travail de trois jours. Le texte arabe a ensuite été traduit en hébreu, et réciproquement.
Et maintenant…
Les enseignants ont commencé à travailler avec ce livre en décembre 2002. Il est aujourd’hui utilisé par 800 élèves dans 12 lycées, ce qui, rapporté à la population des deux pays, est très positif. En juin 2004, un premier bilan sera établi lors d’une conférence organisée par PRIME. Diffuser ce texte à l’étranger pourrait être un pas de plus vers la paix.
L’édition française
Chacun des textes (l’un traduit de l’arabe, l’autre de l’hébreu) se déroule sur une colonne, en regard de l’autre. Ce livre pourra être un outil pédagogique innovant pour les professeurs qui, en abordant cette partie du programme, sont confrontés à des réactions passionnelles.
- Éditions Liana Levi, 2003
En temps de guerre, les nations racontent l’histoire d’un seul point de vue - le leur -, le seul considéré comme « juste ». Les héros des uns sont les monstres des autres. Le conflit israélo-palestinien ne déroge pas à la règle. Ainsi, la guerre de 1948 est appelée « la guerre d’Indépendance » par les Israéliens et « la Catastrophe » par les Palestiniens. C’est ce qui ressort de l’analyse de manuels scolaires effectuée par un chercheur de l’Institut PRIME. Cette ONG israélo-palestinienne, fondée par des professeurs d’université et des chercheurs, a décidé de réaliser un livre qui réunit l’histoire côté Palestiniens et l’histoire côté Israéliens autour de trois dates clés : la déclaration Balfour de 1917, la guerre de 1948 et la première Intifada de 1987. Mis en parallèle, les deux récits permettent de mieux comprendre les divergences.
Le collectif :
Six professeurs d’histoire palestiniens et six israéliens ont rédigé les textes avec l’aide de six délégués internationaux et un observateur israélien. Le texte arabe a ensuite été traduit en hébreu, et réciproquement.
Utilisé comme outil pédagogique depuis décembre 2002 en classe de 2e et de 1re en Israël et dans les territoires palestiniens, il pourrait le devenir également en France.
Diffuser ce texte à l’étranger pourrait être un pas de plus vers la paix.
( Retrouvez tous les ouvrages de cette catégorie dans le catalogue de la bibilothèque )